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PC refusés par Windows 11 : les remettre au travail avec Blue Fox OS

Ce que coûte Windows 10 en 2026, ce qui remplace Active Directory, Entra ID, Intune et les stratégies de groupe, et un plan de 30 jours pour décider

TL;DR

Depuis le 14 octobre 2026, les mises à jour de sécurité prolongées (ESU) de Windows 10 sont dans leur deuxième année. Comme elles sont cumulatives, un poste qui s'y inscrit maintenant paie 183 $ US, et l'année 3, la dernière, coûtera le double de l'année 2.

Beaucoup de postes encore sous Windows 10 ne sont refusés par Windows 11 qu'à cause de leur processeur ou de leur puce TPM. Blue Fox OS, un Linux libre piloté depuis Symbifox, les remet au travail : on balaie un code QR, le poste s'installe seul, aux couleurs de l'organisation et au goût de la personne.

Il remplace aussi la gestion des postes de Microsoft : ni Active Directory, ni Intune, ni stratégies de groupe, et Entra ID seulement si vous gardez Microsoft 365. Les comptes passent dans Authentik, les règles des postes dans une fiche Symbifox. Aucuns frais de licence, et il demande moins de matériel que Windows 11.

À télécharger : une fiche recto verso pour le décideur et l'administrateur, et un chiffrier qui calcule vos licences selon votre parc.


Dans cet article

Le 13 octobre dernier, la première année des mises à jour de sécurité prolongées de Windows 10 a pris fin. Pour une organisation qui avait remis la décision à plus tard, l'addition vient de changer : Microsoft ne vend pas l'année 2 seule. Un poste qui s'inscrit aujourd'hui paie l'année manquée en plus de l'année en cours, soit 183 $ US, et l'année 3 coûtera le double de l'année 2.

Au Canada, environ un ordinateur Windows sur cinq qui navigue sur le Web tourne encore sous Windows 10, selon StatCounter. Ce ne sont pas tous des machines à bout de souffle. Une bonne partie fonctionne très bien et se fait refuser Windows 11 pour une seule raison : un processeur d'avant 2018 ou une puce de sécurité d'ancienne génération.

On présentait Blue Fox OS dans un premier article en septembre. Celui-ci prend l'angle du budget : ce que coûtent les trois chemins possibles pour ces postes, ce qui remplace vraiment les outils de gestion de Microsoft, et comment décider en 30 jours.


Windows 10 en octobre 2026 : trois chemins, trois factures

Pour chaque poste refusé par Windows 11, il reste trois possibilités. Payer les mises à jour prolongées (ESU), remplacer l'ordinateur, ou changer de système d'exploitation. Les deux premières ont un prix connu d'avance.

Année des ESU Période couverte Prix de l'année, par poste Pour s'inscrire maintenant
Année 1 14 octobre 2025 au 13 octobre 2026 61 $ US (environ 86 $ CA) Terminée, mais due quand même
Année 2 14 octobre 2026 au 12 octobre 2027 122 $ US (environ 171 $ CA) 183 $ US, années 1 et 2 (environ 257 $ CA)
Année 3, la dernière 13 octobre 2027 au 10 octobre 2028 244 $ US (environ 343 $ CA) 427 $ US en tout (environ 599 $ CA)

Microsoft publie le prix de l'année 1 et la règle : le prix double chaque année. Les montants des années 2 et 3 en découlent. La conversion utilise le taux de la Banque du Canada du 27 octobre 2026 (1,4038), et Microsoft ne publie aucun prix en dollars canadiens pour ce programme : il se vend par licences en volume ou par un partenaire.

Deux précisions évitent des malentendus. Le programme grand public, gratuit sous conditions (sinon 30 $ US), vise les particuliers, pas les organisations. Et les écoles paient un tarif à part, de 1 $, 2 $ puis 4 $ US par année. Pour une PME ou un OBNL, c'est le tarif complet qui s'applique.

Surtout, les ESU achètent du temps, rien de plus. En octobre 2028, le même poste devra quand même être remplacé ou changer de système. Payer les trois années revient à financer un report.


Pourquoi Windows 11 refuse des ordinateurs qui fonctionnent très bien

Windows 11 demande peu de mémoire et de disque : 4 Go et 64 Go. Ce qui bloque, ce sont deux exigences matérielles. Le processeur doit figurer sur la liste de Microsoft, qui commence aux Intel Core de 8e génération (fin 2017) et aux AMD Ryzen 2000. Et l'ordinateur doit avoir une puce TPM 2.0, le coffre matériel qui protège les clés de chiffrement. En décembre 2024, Microsoft a qualifié cette exigence de « non négociable ». Microsoft n'annonce aucun assouplissement.

Résultat : des portables de 2016 ou 2017, souvent achetés haut de gamme, avec 8 ou 16 Go de mémoire, sont déclarés inaptes. En 2023, la firme Canalys estimait qu'environ un PC sur cinq, soit jusqu'à 240 millions d'appareils dans le monde, risquait de finir aux déchets à cause de la fin de Windows 10. C'était une projection, personne n'a compté depuis, mais l'ordre de grandeur reste.

Le coût qu'on ne voit pas sur la facture

Selon le Global E-waste Monitor 2024 des Nations unies, le monde a produit 62 milliards de kilos de déchets électroniques en 2022, et seulement 22,3 % ont été recueillis et recyclés de façon documentée. Le Canada en a produit 770 millions de kilos, environ 20 kg par habitant.

Pour un ordinateur portable, l'essentiel de l'empreinte carbone est déjà dépensé le jour de l'achat. La fiche de Dell pour un Latitude 5440, un portable d'affaires courant, attribue 83 % de ses quelque 290 kg d'équivalent CO2 à la fabrication, pour quatre ans d'usage en Europe. Au Québec, où l'électricité est peu carbonée, la fabrication pèse encore plus lourd dans le bilan. Le Bureau européen de l'environnement a calculé que prolonger d'un an la vie de tous les portables de l'Union européenne éviterait 1,6 million de tonnes de CO2 par année d'ici 2030.

Garder un ordinateur qui fonctionne est donc la décision la moins chère et la plus sobre. Encore faut-il qu'il reste sécuritaire et gérable.


Les vrais chiffres pour une PME de 25 postes

Prenons une organisation de 25 personnes, un poste chacune. Quinze ordinateurs sont déjà sous Windows 11. Les dix autres sont refusés, et quatre d'entre eux ont encore un disque dur mécanique. On compare les trois chemins jusqu'en octobre 2028, la fin définitive des ESU.

Pour les 10 postes refusés Payer les ESU Remplacer maintenant Passer à Blue Fox OS
Coût d'ici octobre 2028 environ 5 994 $ 12 000 $ environ 1 940 $
Ce que comprend le montant Les années 1, 2 et 3 des ESU, à environ 599 $ par poste Dix portables neufs à 1 200 $ Quatre SSD à 60 $ et deux heures par poste à 85 $ de l'heure
En octobre 2028 Il faut remplacer quand même : 12 000 $ de plus Rien de plus Rien de plus, tant que le matériel tient
Licence du système Windows 10, déjà payée Incluse dans le prix du PC Aucune

Le prix d'un portable, celui d'un SSD et le taux horaire sont des hypothèses à remplacer par les vôtres. Ces montants supposent aussi que Symbifox et Authentik sont déjà en place. Sinon, ajoutez leur mise en place et leur hébergement.

C'est à ça que sert le chiffrier offert plus bas : il refait le calcul avec votre parc, vos prix et votre horizon, et il ajoute la gestion des postes, qui revient chaque mois. Avec l'exemple ci-dessus et deux ans de gestion, il arrive à environ 24 474 $ pour les ESU suivies du remplacement, 18 480 $ pour le remplacement immédiat et 5 828 $ pour Blue Fox OS, gestion de tout le parc comprise (les 25 postes, dont les 15 qui restent sous Windows 11).

La facture qui revient chaque mois : gérer les postes

Le système d'exploitation n'est qu'une partie de la dépense. Pour inscrire les postes, pousser des réglages, chiffrer les disques et garder les clés de récupération, une PME sous Microsoft paie aussi des outils de gestion. Les prix ci-dessous sont ceux de Microsoft Canada, en vigueur depuis la hausse du 1er juillet 2026, sur engagement annuel.

Pour gérer 25 postes Par personne, par mois Par année
Microsoft 365 Business Premium plutôt que Business Standard (ajoute Entra ID P1, Intune et Defender) 10,80 $ de plus 3 240 $
Entra ID P1 et Intune Plan 1 achetés seuls environ 20,73 $ environ 6 219 $
Active Directory sur place Un serveur, une licence Windows Server 2025 Standard (1 176 $ US) et une licence d'accès par personne Variable
Authentik libre et module Politique de Symbifox, auto-hébergés 0 $ 0 $, plus votre hébergement

Seuls les postes qui passent à Blue Fox OS sortent de cette facture. Les postes restés sous Windows, les téléphones et la protection du courriel restent sous licence Microsoft. Business Premium comprend d'ailleurs Defender for Business, un outil de protection que Blue Fox OS ne remplace pas. Et si Blue Fox vous héberge, Symbifox se facture de 25 $ à 28 $ par personne par mois (45 $ pour une personne seule), mais ce prix couvre toute la suite de gestion, pas seulement les postes. Pour une organisation qui n'a pas encore Symbifox, passer tout le parc revient alors plus cher que remplacer dix postes. Une PME qui garde Microsoft 365 pour le courriel peut aussi descendre à Business Basic (9,50 $), qui donne Office en ligne : les applications de bureau d'Office ne s'installent pas sous Linux.


Ce qui remplace Active Directory, Entra ID, Intune et les stratégies de groupe

La question qu'on nous pose le plus souvent : « Si on sort de Windows, qu'est-ce qui fait le travail de nos outils Microsoft? » Voici la correspondance, pièce par pièce, y compris ce qui manque.

Chez Microsoft Avec Blue Fox OS À savoir
Active Directory ou Entra ID : comptes, groupes, double authentification Authentik, un fournisseur d'identité libre Une seule identité pour le poste, Nextcloud et Symbifox
Stratégies de groupe et profils Intune Le module Politique de Symbifox : une fiche pour l'organisation, des exceptions par personne Chaque poste relit sa fiche au démarrage puis chaque jour
Windows Autopilot : installation sans intervention Installation par code QR, approuvée sur le téléphone L'identification a lieu avant que le disque soit touché. Il faut une clé USB et quelqu'un devant chaque poste
BitLocker, clé de récupération gardée dans Entra ID Disque chiffré dès l'installation, phrase de secours sous séquestre dans Symbifox, si on l'active Seul le gardien la lit, et chaque lecture est datée et attribuée
Windows Update for Business Mises à jour automatiques d'un bloc, avec retour à la version précédente Le système est en lecture seule et ne dérive pas
Déploiement d'applications par Intune Liste d'applications dans la fiche : ajoutée, elle s'installe, retirée, elle disparaît Pour tout le monde ou pour une seule personne
Inventaire des appareils Liste des machines inscrites dans Symbifox, chacune rattachée à la personne Une machine révoquée est coupée à sa synchronisation suivante
Effacement à distance Pas d'équivalent Révoquer coupe la machine, mais ne l'efface pas

Côté identité, on a détaillé le passage dans notre article sur la migration d'Active Directory vers Authentik. Ce que Blue Fox OS y ajoute, c'est l'autre moitié : ce que faisaient les stratégies de groupe sur les postes. Le code des modules Symbifox est publié sur GitHub sous Business Source License 1.1 : lisible, vérifiable et gratuit pour votre propre organisation.


Un code QR, et le poste s'installe seul

La personne qui installe démarre l'ordinateur sur la clé, choisit l'installation automatique et confirme le nom de l'organisation qui s'affiche. Puis l'écran montre un code QR. Elle le balaie avec son téléphone, s'identifie avec son compte habituel et sa double authentification. C'est tout ce qu'on lui demande.

La machine sait alors à qui elle appartient et fait le reste : langue, clavier, fuseau horaire, nom de la machine, chiffrement du disque. Au premier démarrage, Brave, Thunderbird, le client Nextcloud et Bitwarden sont déjà installés, et les applications ajoutées à la fiche suivent. Si le réseau tombe en cours de route, l'installation ne s'interrompt pas : elle retombe sur les réglages par défaut de l'organisation.

Écran d'autorisation de l'installateur Blue Fox OS : un grand code QR, puis les consignes « Balayez le code ci-contre avec l'appareil photo du téléphone », ou ouvrez l'adresse auth.boreal-conseils.example/device et entrez le code 186 555 479. L'organisation est fictive.

L'écran d'autorisation de l'installateur : on balaie le code avec le téléphone, ou on saisit l'adresse et le code affichés. Organisation fictive.

Aux couleurs de l'organisation

L'écran de démarrage, l'installateur, l'écran de connexion et le bureau portent la marque de l'organisation : logo, fond d'écran, couleur d'accent, et les applications Web de l'équipe épinglées dans la barre. Un nouvel employé reconnaît son environnement de travail dès l'allumage.

Et au goût de chaque personne

La règle commune s'applique à tous, et les exceptions à qui en a besoin. Votre comptable a besoin de LibreOffice et les autres non : on l'ajoute à ses exceptions. Une collègue travaille avec un fournisseur à Vancouver : elle obtient un second fuseau horaire. Chacun choisit l'horloge en 12 h ou en 24 h, garde ses propres extensions de navigateur, et sa photo vient de sa fiche d'employé.

Ces choix vivent dans la fiche, pas sur la machine. Le jour où l'ordinateur est remplacé, la personne retrouve ses applications et ses réglages sans rien reconfigurer.


Moins exigeant que Windows 11, et sans frais de licence

Blue Fox OS est bâti sur Fedora Kinoite et le bureau KDE Plasma. Les exigences minimales officielles donnent l'écart.

Exigence minimale Windows 11 Fedora, base de Blue Fox OS
Processeur Liste de Microsoft : Intel 8e génération, AMD Ryzen 2000 et plus récents Double cœur à 2 GHz, sans liste
Mémoire 4 Go 2 Go
Stockage 64 Go 15 Go
Puce TPM TPM 2.0 obligatoire Utilisée si présente, facultative
Licence Windows 11 Pro : 259,99 $ au Microsoft Store Canada Aucune, à vie

Sans puce TPM 2.0, Blue Fox OS s'installe quand même. Le disque reste chiffré par défaut, et il faut alors taper à chaque démarrage une phrase que le gardien remet à la personne. L'organisation peut aussi choisir, en connaissance de cause, de ne pas chiffrer un poste qui ne quitte jamais le bureau.

Ces minimums sont ceux de Fedora. Pour Blue Fox OS au quotidien, on recommande 8 Go de mémoire et un SSD. Sur un vieux PC, le point faible est le plus souvent le disque dur mécanique : Blue Fox OS reçoit ses mises à jour par blocs de plusieurs gigaoctets, et un disque dur les rend lentes. Un SSD d'entrée de gamme coûte quelques dizaines de dollars et change complètement l'expérience. On le prévoit dans le budget dès le départ.


La clé USB live : votre bureau, sur n'importe quel ordinateur

Nouveauté de la version 1.1.0 : le même Blue Fox OS existe sur une clé USB, sans rien installer. Pour un ordinateur emprunté, un poste de dépannage ou un déplacement, on démarre sur la clé, on balaie un code QR avec son téléphone, double authentification comprise, et son bureau s'ouvre.

On choisit ensuite où vit ce bureau. En session éphémère, tout s'efface à l'extinction, et les fichiers restent dans Nextcloud. Gardé sur la clé, le bureau est chiffré et attend la prochaine ouverture. Gardé dans Nextcloud, il suit la personne sur n'importe quelle clé : on peut perdre la clé, pas son bureau.

Et si la clé se perd? L'organisation révoque la clé à distance, et le bureau chiffré qu'elle contient devient illisible. Il faut un ordinateur 64 bits qui démarre en UEFI, une connexion Internet pour ouvrir la session, et une clé de 8 Go, ou de 16 Go pour garder son bureau dessus. Deux courtes vidéos, sur le site de Blue Fox OS, montrent l'installation d'un poste et la clé à l'œuvre.


D'autres organisations l'ont fait avant vous

Gérer un parc de postes Linux n'est pas une expérience de laboratoire. Quelques cas publics, avec leurs réussites et leurs leçons.

  • La Gendarmerie nationale française a migré ses postes vers Ubuntu à partir de 2008. Fin 2018, elle comptait plus de 73 000 postes Linux contre environ 8 000 sous Windows, et le chantier dure depuis plus de quinze ans.
  • Le Land de Schleswig-Holstein, en Allemagne, vise environ 30 000 postes. Près de 80 % de ses postes, hors administration fiscale, ont déjà remplacé Microsoft Office par LibreOffice, ce qui lui épargne plus de 15 millions d'euros de licences par année, et près de 44 000 boîtes de courriel ont basculé vers des logiciels libres. La transition a aussi provoqué des frictions publiques avec les tribunaux, ce qui rappelle qu'un changement de poste se prépare avec les gens qui l'utilisent.
  • La Ville de Munich avait près de 15 000 postes sous Linux en 2013, puis est revenue à Windows à partir de 2017. Un audit externe attribuait surtout les problèmes à l'organisation et à la gestion du parc, pas au système lui-même. C'est la leçon à retenir : une migration mal préparée échoue, peu importe le système.

Au Québec, l'Énoncé de politique de souveraineté numérique et d'approvisionnement en technologie de l'information, publié en février 2026, inscrit l'objectif de renforcer l'utilisation du logiciel libre dans l'État. On n'a pas trouvé, pour l'instant, de municipalité ou d'organisme québécois qui ait migré ses postes de travail. Le terrain est ouvert pour les PME et les OBNL qui veulent essayer à petite échelle.


Les compromis à connaître avant de vous lancer

Les logiciels qui n'existent que sous Windows. C'est l'obstacle numéro un. Un logiciel comptable installé localement, une application de paie, le pilote d'un appareil spécialisé : un seul suffit à garder ce poste sous Windows. Blue Fox OS ne gère pas les postes Windows, il les remplace.

Il faut les serveurs. L'installation sans intervention lit sa fiche dans Symbifox et vérifie l'identité dans Authentik. Sans eux, on obtient un Linux aux couleurs de l'organisation, pas un poste géré. Si vous n'avez ni l'un ni l'autre, c'est un projet d'infrastructure avant d'être un projet de postes.

Pas d'effacement à distance, pas d'outil de détection comme Defender. Révoquer un poste le coupe de sa configuration et de ses accès, mais il garde ce qu'il a déjà reçu. Le système en lecture seule réduit la surface d'attaque, sans remplacer une solution de détection gérée. Notre article sur les solutions antimalware fait le tour des options pour Linux.

Certains réglages se fixent à l'installation. Le nom de la machine, la langue et le clavier restent ceux posés au départ, même si la fiche change ensuite.

Les correctifs arrivent par image. Les postes appliquent seuls les mises à jour, mais les correctifs de Fedora ne leur parviennent que lorsque Blue Fox publie une nouvelle image signée, ce qu'elle fait chaque semaine depuis la fin d'octobre 2026.

Le projet est jeune. La version 1.0.0 date de septembre 2026. Elle a été éprouvée sur des machines d'essai, pas sur des années de parc en production. On commence donc par un pilote.


Votre plan de match en 30 jours

Le but : savoir, avant de payer une autre année d'ESU, quels postes peuvent passer, lesquels doivent rester sous Windows et lesquels méritent leur retraite.

  1. Semaine 1, trier le parc en trois piles. Les postes déjà compatibles Windows 11, ceux qui sont refusés mais encore solides, et ceux qui sont vraiment usés. La fiche à télécharger donne les vérifications à faire sur chaque poste.
  2. Semaine 1, lister les logiciels Windows. Pour chaque personne de la deuxième pile, notez ce qui n'existe que sous Windows et vérifiez s'il en existe une version Web. Les postes qui en dépendent restent sous Windows, et c'est correct.
  3. Semaine 2, chiffrer les trois chemins. Entrez votre parc et vos prix dans le chiffrier. Comparez les ESU, le remplacement et Blue Fox OS, avec les licences de gestion qui reviennent chaque mois.
  4. Semaines 2 et 3, installer deux ou trois postes pilotes. Choisissez des personnes qui travaillent surtout dans le navigateur, le courriel et Nextcloud. Remplissez la fiche dans Symbifox, préparez la clé, et prévoyez un SSD pour chaque disque dur mécanique.
  5. Semaine 4, mesurer. Le temps d'installation, le nombre de demandes d'aide et les logiciels qui ont manqué. Ces trois mesures disent si on étend le pilote avant l'année 3 des ESU, ou si on s'arrête là.

Et si le pilote ne convient pas? Le poste se réinstalle sous Windows comme n'importe quel ordinateur, et les fichiers sont restés dans Nextcloud. Rien n'est prisonnier du poste.

Deux outils pour décider

La fiche Blue Fox OS pour le décideur et l'administrateur (PDF, 2 pages) : les dates et les coûts d'un côté, l'inventaire, les prérequis et le pilote de l'autre. À imprimer ou à faire suivre à votre responsable TI.

Le chiffrier de calcul des licences (Excel) : entrez votre nombre de postes, vos prix et votre horizon, et il compare les ESU, le remplacement et Blue Fox OS, licences de gestion comprises.


Chez Blue Fox

Blue Fox OS est un projet libre : le système et son installateur sont publiés en code ouvert, et les ISO, clé live comprise, se téléchargent avec leur empreinte et leur signature sur la page de téléchargement. Si vous utilisez déjà Symbifox, vos postes peuvent en tirer leur configuration dès aujourd'hui.

Le plus simple pour juger, c'est de le voir. En 45 minutes, en visio, on installe un poste devant vous : vous modifiez la fiche et vous voyez le poste suivre. Réservez une démonstration de Blue Fox OS, ou, si votre parc Windows 10 vous pose une question plus large, discutons de votre parc.


Sources

Gérer un immeuble au Québec : un logiciel qui lit le Code civil
Copropriété, location résidentielle et visites : la suite Immeubles de Symbifox, et ce qu'elle refuse de faire